‘Lut les gens. C’est un miracle, je publie cet article juste 2-3 jours après mon dernier post, ça va tomber de la merde
d’ici peu alors XD. Veuillez donc m’en excuser. ^^ Sinon ben y a du neuf dans ma vie (un miracle aussi XD). Alors après m’être occupé de mes papiers de bourse pour l’année prochaine et de l’envoi
de ma candidature pour mon job d’été à ma bonne vieille banque, je me suis enfin inscrit au permis ! Piou, il était temps. Bref, d’abord le code (que j’espoir avoir d’ici le début de l’été) et
après suivra les cours de conduite (auxquelles je pourrais consacrer beaucoup de temps donc). Si tout va bien, espérons que je puisse passer le permis à l’automne. On verra bien, en tout cas,
j’ai hâte ^^. Il ne me reste plus qu’à lire et apprendre tout le code de la route. Vu que je repars demain à Chambéry, j’aurais de quoi lire dans le train.
En parlant de lecture, j’ai enfin fini Le Lit d’Aliénor. Histoire fabuleuse, fin magnifique. J’ai grandement
apprécié ce roman et je remercie mes fillotes de me l’avoir offert à mon dernier anniversaire. Maintenant, j’entame ce qu’elles m’ont offert pour Noël : Les Rois Maudits. Saga culte bien
sûr, de Maurice Druon, qui narre un pan de l’Histoire de France des plus passionnants : la marche vers la guerre de Cent ans, du règne de Philippe IV le Bel jusqu’à celui de Philippe VI de
Valois. Entre réalité historique, passions amoureuses, trahisons, guerres et intrigues, on découvre l’histoire trouble de ces rois de France, qui après avoir fait tomber le fameux Ordre des
Templiers, semblent victimes d’une malédiction et meurent les uns après les autres. Une fresque véritablement magnifique, j’ai hâte de lire le 1er tome : Le Roi de fer. Suivra
le 2ème (La Reine étranglée) puis, avant qu’on m’offre les autres (il y en a 7 en tout), je lirai le best-seller de Ken Follet : Les Piliers de la terre
^^. Bref, je ne manquerais pas de lecture d’ici la fin de l’année !
Bon, finalement, je me suis décidé à publier le texte que j’ai écrit il y a quelques semaines. Histoire de me faire pardonner de mes fillotes qui ignoraient mon goût de l’écriture, qui a été bien peu sollicité ces dernières années. Bon, je suis nul en autocritique, c’est sûrement bien en dessous du talent d’Eli (qui écrit merveilleusement bien, il n’y a qu’à voir ces textes du marathon d’écriture, c’est absolument beau). M’enfin, écrire fait du bien, je me livre peut-être plus facilement comme ça. En tout cas, c’est toujours une bonne thérapie, ça m’a reboosté à bloc ! : p
Bref, voici mon texte. N’hésitez pas à me donner votre avis et soyez franc SVP. Merci ^^.
Tourner la page
Je ne peux détacher mon regard de la feuille si douloureuse. Elle est là, inerte devant moi, affichant les
mots d’un passé proche et vomissant chaque moment, bon ou mauvais, de cette histoire. Sournoise, vicieuse, la page capte toute mon attention. Mes yeux se heurtent à la beauté des phrases, qui
remémorent avec un certain sadisme les jours d’antan. Une douce nostalgie, puissante et belliqueuse, m’enserre alors de ses bras dangereux.
Mon corps est paralysé par l’effroi et je sens un mal s’y diffuser, dans un périple fou. Mon cerveau semble le premier touché. Un épais brouillard le recouvre, brouillant chacun de mes sens. La brume est si dense que je ne vois absolument plus rien, tout n’est que blanc à l’infinie. Presque incapable de réfléchir, je perçois à peine les dernières réactions de mon corps, comme un adieu à mon âme : mes poings se ferment à m’en briser les doigts, mon ventre se tord comme une vulgaire corde, et un hurlement déchirant se perd dans ma gorge nouée de tristesse. Je sombre alors dans un coma profond mais éveillé, le regard toujours fixé sur le livre de mon histoire. Cela me semble durer une éternité.
Tout est fini. Il n’y a plus rien. Je n’aurais jamais pensé un seul instant que cela se terminerait ainsi. Quelle déception ! Quelle honte ! Comment puis-je accepter ça ?
Sur ces considérations de mon esprit, je sens soudainement mon cœur brisé se réveiller, emporté par une fureur nouvelle. D’un battement brusque et sourd, il crache du sang dans mes artères, et je me sens revivre peu à peu. L’air emplit à nouveau mes poumons, je bats des paupières et déglutis. Mes yeux me piquent légèrement mais, comme toujours, aucune larme ne coule. Mon corps entier s’agite, porté par un nouveau souffle de vie et d’espoir.
Le décor autour de moi n’a pas changé, identique à celui que j’ai quitté quelques instants auparavant.
L’énorme livre est toujours face à moi, exhibant fièrement ses mots et ses enluminures. Mais désormais, je vois cet adversaire différemment. La nostalgie et le chagrin ont fait place au courage
et à la détermination. Le bouquin, qui m’avait apparu fort et gigantesque, n’est finalement qu’un gros livre vieux et poussiéreux, aux pages jaunies par le temps.
D’un pas encore mal assuré, je m’approche de l’ouvrage. L’heure est venue. Il me faut agir le plus tôt possible et mettre fin à la souffrance que l’horrible page ne cesse de me rappeler. Décidé, je me saisie d’elle ; il me faut la tourner.
Réunissant toutes mes forces, je tente de la soulever mais la feuille me résiste. Incroyablement lourde, la garce au grain rêche refuse d’obéir et, mesquine qu’elle est, désire rester ouverte au monde, à moi. Serrant les dents, je tire de toutes mes forces sur le papier. Je l’entends se froisser. La sueur coule sur mon front rougit par l’effort et je grogne de rage. Le combat est difficile, terrible et tendu. Et pas si inégal que prévu ; le poids du passé est bien plus lourd qu’on le pense. Mais ma volonté, plus forte, finit par l’emporter : dans un bruit clair de légères déchirures, la page cède, vaincue.
Lui jetant un dernier regard, triomphant mais plein d’amour et de regrets, je tourne la feuille, la maintenant
à la verticale pendant quelques secondes avant de la poser, pour qu’une nouvelle page blanche voie le jour. L’émotion me submerge alors et je ferme les yeux, les mains appuyant toujours fermement
sur le papier, de peur qu’il ne contre-attaque. Haletant, je m’efforce de respirer du mieux que je peux, épuisé par cet effort violent. Il me faut quelques minutes pour me ressaisir, encaisser la
cruelle vérité, la digérer, si dure soit-elle. Repensant avec tendresse aux instants perdus, comme un dernier au revoir, je réussis à rouvrir les yeux avec plus de facilité que je ne m’y
attendais.
Soulagé et exténué, j’observe le champ de bataille, théâtre de ma victoire sur une force perverse. J’y suis parvenu, je l’ai battue. Ce sentiment de triomphe m’exalte et me redonne l’espoir, disparu depuis si longtemps. L’espoir de nouveaux chapitres, de nouvelles pages encore plus fabuleuses.
D’un mouvement lent et réfléchi, j’ose retirer mes mains de l’énorme livre. Comme je l’espérais, celui-ci ne bouge pas la moindre petite feuille, définitivement silencieux. J’entrepris de fouiller minutieusement mes poches, à la recherche des objets qui mettront un terme à toute cette histoire. Plume d’oie et encrier en main, je m’avance vers le roman puis grimpe sur la page vierge. Décidé, je trempe la plume dans l’encre noire et commence, avec envie et excitation, l’écriture d’une toute autre aventure.
Et après cette pause littéraire, on termine avec un interlude musical. Je vous propose tout d’abord je vous
propose du culte, du lourd, du pur bon son comme on les aime. C’est puissant, c’est sublime, c’est du rock brut mais magique à la fois. Quelle belle voix il a ce Matthiew Bellamy. Bref, c’est mon
morceau préféré de Muse : Time Is Running Out.
Sur ce je vous laisse, et je vous dis à très bientôt sur le WWW. Bye les gens.
EDIT : Finalement, j'ai supprimers les 2 lecteurs vu le bug monstrueux et je l'ai remplacé par une playlist Deezer. Dorénavant, je mettrai des playlist. D'une part c'est beaucoup plus pratique, ça prends moins de temps et pis ce'st plus esthétique. ^^